Je refuse de Grandir, et n'accepterais pas de cesser de sourire
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Aujourd'hui je vit ma vie comme on pourrait écrire un livre. Clôture des chapitre et en commence de nouveau, avec une nouvelle intrigue et de nouveaux personnages. Je m'amuse a batifoler de pages en pages, relisant parfois les douces joies des chapitres précédent. Et puis, me concentre sur les pages qui vont suivre. Si belles en perspective, pleines de mystère. J'ai plus d'inspiration que jamais. J'écris a la vitesse de la lumière, tout est si beau, mes personnages ne veulent plus changer, ils sont tellement heureux comme ils sont. Alors j'admet leur requête et les laisse écrire leurs déboires dans mon livre. Ensemble, notre histoire relève du conte de fées. Et c'est plutôt bien comme ça.







# Posté le samedi 08 novembre 2008 11:14

Modifié le dimanche 08 mars 2009 15:50
















_Je n'entends plus rien. Seuls les sourds battements de mon c½ur. Devant mes yeux, la ville s'agite de droite a gauche, les gens errent, ou sont pressés. Le doux vent d'avril , fait virevolter ma jupe, doucement. Je m'assois. Le monde tourne toujours, et muette, je me contente d'admirer pieusement ce paysage féérique, qui se meurt. Les fleurs fleurissent, mais les nuages sont là, omniprésents. Le soleil, timide, ne pointe pas encore le bout de son nez. Il fait froid, bien plus froid. Mes mains sont glacées. Je tente de les réchauffer, en vain. Un inconnu traverse alors le parc. Il est seul. Grand, brun, un appareil photo a la main, il dégage un certain mystère, qui m'envoûte. Subitement, il s'accroupie a hauteur d'un coquelicot et le mitraille. Il se met sur le dos, pointe son appareil vers le ciel, et se met a clicheter ce monde, qui semble fascinant a ses yeux. Puis, il tourne la tête, en ma direction. Mon pouls s'accélère. Il me regarde. Silencieusement, je fais mine de m'intéresser a la paperasse que j'ai dans les mains. Il se relève, avec quelques difficultés. Un dernier cliché, puis se dirige vers moi. Mes mains sont moites a présent. Une bouffé de chaleur, je sens le rouge me monter aux joues. Il regarde le sol, puis moi, tout à tour. J'envisage de m'enfuir.








# Posté le lundi 10 novembre 2008 17:24

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 14:23






Mais une fois de plus ce nétait pas le moment. Et puis j'avoue que le courage me manquait cruellement. Je n'aurais jamais eut l'audace d'aller vers lui, même pas pour lui demander l'heure qu'il était ..."
Une timidité maladive qui l'empêchait d'avancer, une épée d'amoclesse qui selon elle , était juste au dessus de sa tête . La phobie du ridicule. Comment pourrait t-il ne pas se moquer d'elle ?

# Posté le samedi 22 novembre 2008 18:55

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 14:32






Ces larmes, qui coulent lentement le long de ma joue pour venir s'effondrer dans mon cou me laissent indifférente a présent. Sûrement une habitude a prendre. La joie. Les rires. Ils ne sont là qu'à une seule partie de la journée. Le regret, la tristesse, la haine, la solitude occupe tout le reste. Sans pouvoir s'en aller comme si, gravée en moi elle ne pouvait me quitter. La solitude, sans doute la pire chose au monde. Tout ces inconnus. Tous, ils me regardent. Peut-être ce demande t-ils pourquoi les larmes envahissent mes yeux...Mais à quoi bon, leur présent est bien différent. Ils ont su saisir leur chance au bon moment. J'arrivais pourtant sereine, heureuse d'avoir fait ce choix ambitieux. Mais tellement vite, tout tournait au drame. L'envie. L'envie de tout laisser tomber, de m'en aller, de courir sans ne plus jamais m'arrêter. Et puis abandonner. Rester, dans cet état et aller pleurer dans les toilettes. Laisser les autres taper a la porte, sans répondre. Vide. Cette pièce ou je reste près d'une heure. Pleurer puis essayer de me raisonner. Puis impossible de me retenir, pleurer de nouveau. Sortir, les yeux gonflés, rouges et puis, mentir prétextant une allergie. Rire et s'amuser, ne plus penser a tout ça. Parler, casser des fenêtre et puis, s'endormir. Rêver de choses horrible, que je n'espère pas devenir rêve prémonitoires. Dessiner, se défouler, pour refouler cette haine, et puis repartir de nouveau en cours, les voir rire et avoir de nouveau cette envie de pleurer. Le ciel lui même retint ces larmes. L'estomac qui se noue, je ne parle pas. Ils rient. Je n'ose même pas regarder. Il me regarde, il souris alors. Je lui renvoie ce sourire. Ils sont pourtant gentils. Mais je ne les intéressent pas. Se regarder dans le miroir puis, douter. Se trouver Hideuse et retourner dans ces toilettes. Sortir, seule. Marcher. Et Penser. Penser trop. Penser à ce lendemain. La libération. Ne jamais vouloir revenir dans cet endroit. Et revenir le lundi suivant. Ces gens. Ces gens qui vous redonnent le sourire, certain sont là-bas. Mais mon destin est mal fait. Ils ne sont pas la où je suis. Il ne le serons jamais et je ne pourrai jamais les rejoindre non plus. Repenser a tout ça. Et ce dire que la chance tourne. Et Attendre impatiemment que le vent la fasse tourner...




# Posté le dimanche 30 novembre 2008 06:15