Ces larmes, qui coulent lentement le long de ma joue pour venir s'effondrer dans mon cou me laissent indifférente a présent. Sûrement une habitude a prendre. La joie. Les rires. Ils ne sont là qu'à une seule partie de la journée. Le regret, la tristesse, la haine, la solitude occupe tout le reste. Sans pouvoir s'en aller comme si, gravée en moi elle ne pouvait me quitter. La solitude, sans doute la pire chose au monde. Tout ces inconnus. Tous, ils me regardent. Peut-être ce demande t-ils pourquoi les larmes envahissent mes yeux...Mais à quoi bon, leur présent est bien différent. Ils ont su saisir leur chance au bon moment. J'arrivais pourtant sereine, heureuse d'avoir fait ce choix ambitieux. Mais tellement vite, tout tournait au drame. L'envie. L'envie de tout laisser tomber, de m'en aller, de courir sans ne plus jamais m'arrêter. Et puis abandonner. Rester, dans cet état et aller pleurer dans les toilettes. Laisser les autres taper a la porte, sans répondre. Vide. Cette pièce ou je reste près d'une heure. Pleurer puis essayer de me raisonner. Puis impossible de me retenir, pleurer de nouveau. Sortir, les yeux gonflés, rouges et puis, mentir prétextant une allergie. Rire et s'amuser, ne plus penser a tout ça. Parler, casser des fenêtre et puis, s'endormir. Rêver de choses horrible, que je n'espère pas devenir rêve prémonitoires. Dessiner, se défouler, pour refouler cette haine, et puis repartir de nouveau en cours, les voir rire et avoir de nouveau cette envie de pleurer. Le ciel lui même retint ces larmes. L'estomac qui se noue, je ne parle pas. Ils rient. Je n'ose même pas regarder. Il me regarde, il souris alors. Je lui renvoie ce sourire. Ils sont pourtant gentils. Mais je ne les intéressent pas. Se regarder dans le miroir puis, douter. Se trouver Hideuse et retourner dans ces toilettes. Sortir, seule. Marcher. Et Penser. Penser trop. Penser à ce lendemain. La libération. Ne jamais vouloir revenir dans cet endroit. Et revenir le lundi suivant. Ces gens. Ces gens qui vous redonnent le sourire, certain sont là-bas. Mais mon destin est mal fait. Ils ne sont pas la où je suis. Il ne le serons jamais et je ne pourrai jamais les rejoindre non plus. Repenser a tout ça. Et ce dire que la chance tourne. Et Attendre impatiemment que le vent la fasse tourner...